Claire Jacquet établit des ponts, creuse des tunnels. Entre des pays, des villes, des personnes. Ainsi, la directrice du FRAC Aquitaine a proposé cet automne à Marie Canet et Vanessa Desclaux, deux jeunes commissaires bordelaises, de traverser la Manche pour explorer l’Angleterre, mythique territoire insulaire. L’expédition s’est avérée fructueuse puisque nos deux téméraires aventurières ont rapporté dans leurs bagages un butin des plus fantasmagoriques, prenant la forme des œuvres de Louis Benassi, Marcel Broodthaers Marc Camille Chaimowicz, Ian Hamilton Finlay, Susan Hiller, Bethan Huws, Ian Kiaer, Uriel Orlow, Amalia Pica et Jessica Warboys. À la façon d’un étrange oiseau migrateur, l’exposition Au loin, une île ! voyagera cet hiver jusqu’à Paris, pour se poser quelques mois durant à la Fondation d’Entreprise Ricard, dans une forme renouvelée.
L’exposition Au loin, une île ! réunit des artistes de différentes générations, issus de la scène britannique ou ayant travaillé autour de thématiques liées à l'Angleterre. Pourquoi avez-vous choisi de défricher cette île en particulier ?
Claire Jacquet : Mon idée est d'exposer une scène étrangère tous les deux ans au Frac, en mettant en lumière un pays qui soit lié à l'Aquitaine. Ce nouveau projet fait donc suite à Heidi au pays de Martin Kippenberger, consacrée à la scène artistique allemande et plus particulièrement le Land de Hesse, région avec laquelle est jumelée l'Aquitaine depuis de longues années. Pourquoi donc cette année le Royaume-Uni ? Plus que jamais le Royaume-Uni est une île. Plus que jamais l’Aquitaine se sent une relation particulière avec la Grande-Bretagne. Un fonds régional d’art contemporain agit à partir d’un territoire géographique, donc d’un contexte qui comprend un passé, qu’il est aussi important de relire que de réactiver par le prisme des œuvres et des artistes. Ce passé est autant une histoire commune, celle des cousins Plantagenêt dès lors qu’Aliénor épousa au XIIe siècle le futur roi Henri II. Histoire partagée, et largement relayée par le commerce du «clairet», ce breuvage clair produit aux environs de Bordeaux, obtenu par «saignée» et qui reste longtemps le vin préféré des Anglais… À partir de ces liens historiques, économiques et même politiques, j'ai eu envie d'impulser un projet artistique que j'ai confié à deux jeunes commissaires, d'origine bordelaise et résidant à Londres, ce qui leur permettait d'avoir ce double regard sur deux cultures.
En effet, Marie Canet et Vanessa Desclaux sont les deux commissaires de l’exposition. Comment s’est déroulée cette “partition à six mains” ?
Claire Jacquet : Marie et Vanessa sont deux filles fantastiques, pleines d'idées et d'énergie et qui ont été immédiatement emballées par ce projet. L'idée était de partir de la Grande-Bretagne et elles ont eu envie de mettre l'accent sur le motif de l'île. C'est important qu'un lieu institutionnel comme un Frac soutienne aussi les jeunes commissaires dans leurs recherches et démarches critiques, en même temps que les artistes émergents. C'est très intéressant de voir comment chaque nouvelle génération regarde l'art et considère certaines "problématiques", à l'heure de la globalisation et de cursus universitaires bien souvent européens et/ou internationaux... C'est aussi une forme d'engagement et de partage.
Pourquoi avoir choisi ce titre exclamatif, Au loin, une île ! ?
Claire Jacquet : Au loin, une île ! résonne toujours comme l’exclamation primitive du matelot découvrant par la focale de sa longue vue l’amorce d’une terre venant briser la monotonie d’une ligne d’horizon, instable et invariablement liquide ; elle dit d’emblée l’excitation de cet accès à l’inconnu : fenêtre sur un autre monde. Entre la France et l’Angleterre, contre vents et marées, il y a une longueur de «Manche», quelques fameuses batailles, maintes réconciliations, mais toujours, un étonnement à se découvrir «ailleurs». Et puis il y a de bonnes raisons de s'exclamer de temps en temps, même dans une exposition d'art contemporain, non ?
Tout-à-fait ! D’autant plus que l'île génère elle aussi beaucoup de fantasmes qui donnent envie de s’exclamer : utopies, naufrages, autarcie, exotisme... Avez-vous tenté de tramer ces différents thèmes au cœur de l'exposition, ou bien avez-vous privilégié un point de vue en particulier ?
Marie Canet & Vanessa Desclaux : Nous nous sommes justement intéressées à ces fantasmes dans la mesure où ils nous ont semblé apparaître dans les œuvres des artistes. Mais les œuvres ne sont pas choisies pour illustrer ces thèmes, ce que nous avons cherché à mettre en valeur, c’est comment l’île et les idées (fantasmes, représentations, mythes…) qui s’y attachent pouvait nous aider dans notre lecture, notre analyse et le développement d’un point de vue original sur une scène artistique étrangère. Donc il y a bien un point de vue singulier : nos deux regards de commissaires. Mais ces regards ont été jetés avec à l’esprit de nombreuses lignes directrices qui nous ramenaient toutes à l’île.
Comment les avez-vous sélectionné les 10 artistes présentés ? Est-ce en partie d'après les œuvres présentes au sein de la collection du FRAC Aquitaine ?
Marie Canet & Vanessa Desclaux : Non, il n'y a pas de lien entre les colletions du FRAC et les œuvres présentées, même si nous aurions très bien pu sélectionner certaines des pièces du FRAC. De manière large on peut dire que la sélection s'est faite sur des critères de qualités formelles et thématiques, bien évidemment. Les artistes présentés et les œuvres sélectionnées ont toutes en commun cependant un sens de l'exploration et de l'expérimentation : Jessica Warboys, Louis Benassi ou Ian Hamilton Finlay, pour ne citer qu'eux.
L'exposition se tiendra en deux temps. Tout d'abord au FRAC Aquitaine du 30 septembre au 18 décembre 2011, puis ensuite à la Fondation d'Entreprise Ricard, qui l'accueillera du 9 janvier au 11 février 2012. Y aura t-il des différences notables entre ces deux volets de l'exposition ?
Marie Canet & Vanessa Desclaux : Oui, les différences sont importantes. Le premier volet au FRAC a tenu à donner à l’exposition une portée historique en montrant des œuvres des années 70 et 80 (Marcel Broodthaers, Ian Hamilton Finlay, Marc Camillle Chaimowicz et Susan Hiller). Cela s’explique car le FRAC est un lieu dont la collection partage cette dimension historique. À la Fondation d’Entreprise Ricard, nous avons recentré l’exposition autour d’œuvres plus récentes. À Paris nous présenterons l’artiste Gail Pickering qui ne se trouve pas dans l’exposition du FRAC. Les œuvres de Marcel Broodthaers et Ian Hamilton Finlay ne seront quant à elles présentées que dans le volet bordelais. Enfin, il faut noter que les espaces des deux lieux ont des qualités physiques très différentes et les expositions ont été pensées en fonction des spécificités de chaque lieu.
Dans votre communiqué de presse, vous parlez de point de fuite. Quel rapport établissez-vous entre les idées d'insularité et de point de fuite ?
Marie Canet & Vanessa Desclaux : Le lien existe en effet. Il y a une métaphore visuelle que nous avons choisie car elle nous semble pertinente : l’île se présente comme un point dans l’espace dont on s’approche ou s’éloigne par l’intermédiaire de l’étendue maritime. Cette image a été exploitée par les graphistes qui ont travaillé sur les supports de communication (invitation, catalogue). On avance vers l’île : ce mouvement trace une ligne qui relie le continent à l’île. Dans le domaine des arts visuels, on représente aussi souvent le regard porté sur les œuvres comme une ligne : c’est la représentation de la perspective, comment notre œil perçoit la représentation d’un espace sur la surface plane de la toile. L’exposition est la synthèse de deux regards jetés sur les œuvres d’une dizaine d’artistes. Elle devient donc une sorte de carte où se dessinent des lignes et des liens, à la fois formels et conceptuels.
Comment créez-vous des ponts entre ce positionnement insulaire et le "continent artistique contemporain" ?
Marie Canet & Vanessa Desclaux : Tout dépend de l'interprétation et de la fonction que vous attribuez au champ même de l'art. Il y a des significations qui se répondent ou qui peuvent se répondre. La question de la pratique artistique est la question des possibles. En cela, le positionnement de l'artiste est comme obligatoirement insulaire, à la fois résistant, immergé, bien que parfois submergé. Entre l'île est la question de l'art le lien, vous l'avez noté, est idéologique.
Au loin, une île ! est donc une exposition bâtie par deux commissaires, qui voyagera dans deux espaces d'exposition et qui aura un catalogue en deux parties ! Pourquoi ce choix "bipolaire" ?
Marie Canet & Vanessa Desclaux : Mais même s’il y a deux expositions, c’est deux fois une seule exposition qui s’est construite à travers une dynamique de dialogues et de discussions. Le projet a démarré sur la base d’un échange de points de vues, d’une conversation dans laquelle deux voix se sont exprimées : cette dualité se manifeste particulièrement dans le catalogue. Et évidemment il y a deux langues : le français et l’anglais.
Justement, le catalogue a-t-il été pensé comme un condensé sur papier de l'exposition, ou bien est-il son pendant la complétant et l'enrichissant ?
Marie Canet & Vanessa Desclaux : Le catalogue est plus qu'un catalogue et moins que cela. Il est réellement un prolongement de l'exposition. Le graphisme est une réelle proposition en soit qui répond au thème et à l'exposition. Les designers ont d'ailleurs créés une typographie pour cela. De plus, chaque artiste a répondu par une proposition visuelle produite pour le livre et les commissaires ont elles-mêmes contribué par l'écriture de deux essais.
L’exposition Au loin, une île ! réunit des artistes de différentes générations, issus de la scène britannique ou ayant travaillé autour de thématiques liées à l'Angleterre. Pourquoi avez-vous choisi de défricher cette île en particulier ?
Claire Jacquet : Mon idée est d'exposer une scène étrangère tous les deux ans au Frac, en mettant en lumière un pays qui soit lié à l'Aquitaine. Ce nouveau projet fait donc suite à Heidi au pays de Martin Kippenberger, consacrée à la scène artistique allemande et plus particulièrement le Land de Hesse, région avec laquelle est jumelée l'Aquitaine depuis de longues années. Pourquoi donc cette année le Royaume-Uni ? Plus que jamais le Royaume-Uni est une île. Plus que jamais l’Aquitaine se sent une relation particulière avec la Grande-Bretagne. Un fonds régional d’art contemporain agit à partir d’un territoire géographique, donc d’un contexte qui comprend un passé, qu’il est aussi important de relire que de réactiver par le prisme des œuvres et des artistes. Ce passé est autant une histoire commune, celle des cousins Plantagenêt dès lors qu’Aliénor épousa au XIIe siècle le futur roi Henri II. Histoire partagée, et largement relayée par le commerce du «clairet», ce breuvage clair produit aux environs de Bordeaux, obtenu par «saignée» et qui reste longtemps le vin préféré des Anglais… À partir de ces liens historiques, économiques et même politiques, j'ai eu envie d'impulser un projet artistique que j'ai confié à deux jeunes commissaires, d'origine bordelaise et résidant à Londres, ce qui leur permettait d'avoir ce double regard sur deux cultures.
En effet, Marie Canet et Vanessa Desclaux sont les deux commissaires de l’exposition. Comment s’est déroulée cette “partition à six mains” ?
Claire Jacquet : Marie et Vanessa sont deux filles fantastiques, pleines d'idées et d'énergie et qui ont été immédiatement emballées par ce projet. L'idée était de partir de la Grande-Bretagne et elles ont eu envie de mettre l'accent sur le motif de l'île. C'est important qu'un lieu institutionnel comme un Frac soutienne aussi les jeunes commissaires dans leurs recherches et démarches critiques, en même temps que les artistes émergents. C'est très intéressant de voir comment chaque nouvelle génération regarde l'art et considère certaines "problématiques", à l'heure de la globalisation et de cursus universitaires bien souvent européens et/ou internationaux... C'est aussi une forme d'engagement et de partage.
Pourquoi avoir choisi ce titre exclamatif, Au loin, une île ! ?
Claire Jacquet : Au loin, une île ! résonne toujours comme l’exclamation primitive du matelot découvrant par la focale de sa longue vue l’amorce d’une terre venant briser la monotonie d’une ligne d’horizon, instable et invariablement liquide ; elle dit d’emblée l’excitation de cet accès à l’inconnu : fenêtre sur un autre monde. Entre la France et l’Angleterre, contre vents et marées, il y a une longueur de «Manche», quelques fameuses batailles, maintes réconciliations, mais toujours, un étonnement à se découvrir «ailleurs». Et puis il y a de bonnes raisons de s'exclamer de temps en temps, même dans une exposition d'art contemporain, non ?
Tout-à-fait ! D’autant plus que l'île génère elle aussi beaucoup de fantasmes qui donnent envie de s’exclamer : utopies, naufrages, autarcie, exotisme... Avez-vous tenté de tramer ces différents thèmes au cœur de l'exposition, ou bien avez-vous privilégié un point de vue en particulier ?
Marie Canet & Vanessa Desclaux : Nous nous sommes justement intéressées à ces fantasmes dans la mesure où ils nous ont semblé apparaître dans les œuvres des artistes. Mais les œuvres ne sont pas choisies pour illustrer ces thèmes, ce que nous avons cherché à mettre en valeur, c’est comment l’île et les idées (fantasmes, représentations, mythes…) qui s’y attachent pouvait nous aider dans notre lecture, notre analyse et le développement d’un point de vue original sur une scène artistique étrangère. Donc il y a bien un point de vue singulier : nos deux regards de commissaires. Mais ces regards ont été jetés avec à l’esprit de nombreuses lignes directrices qui nous ramenaient toutes à l’île.
Comment les avez-vous sélectionné les 10 artistes présentés ? Est-ce en partie d'après les œuvres présentes au sein de la collection du FRAC Aquitaine ?
Marie Canet & Vanessa Desclaux : Non, il n'y a pas de lien entre les colletions du FRAC et les œuvres présentées, même si nous aurions très bien pu sélectionner certaines des pièces du FRAC. De manière large on peut dire que la sélection s'est faite sur des critères de qualités formelles et thématiques, bien évidemment. Les artistes présentés et les œuvres sélectionnées ont toutes en commun cependant un sens de l'exploration et de l'expérimentation : Jessica Warboys, Louis Benassi ou Ian Hamilton Finlay, pour ne citer qu'eux.
L'exposition se tiendra en deux temps. Tout d'abord au FRAC Aquitaine du 30 septembre au 18 décembre 2011, puis ensuite à la Fondation d'Entreprise Ricard, qui l'accueillera du 9 janvier au 11 février 2012. Y aura t-il des différences notables entre ces deux volets de l'exposition ?
Marie Canet & Vanessa Desclaux : Oui, les différences sont importantes. Le premier volet au FRAC a tenu à donner à l’exposition une portée historique en montrant des œuvres des années 70 et 80 (Marcel Broodthaers, Ian Hamilton Finlay, Marc Camillle Chaimowicz et Susan Hiller). Cela s’explique car le FRAC est un lieu dont la collection partage cette dimension historique. À la Fondation d’Entreprise Ricard, nous avons recentré l’exposition autour d’œuvres plus récentes. À Paris nous présenterons l’artiste Gail Pickering qui ne se trouve pas dans l’exposition du FRAC. Les œuvres de Marcel Broodthaers et Ian Hamilton Finlay ne seront quant à elles présentées que dans le volet bordelais. Enfin, il faut noter que les espaces des deux lieux ont des qualités physiques très différentes et les expositions ont été pensées en fonction des spécificités de chaque lieu.
Dans votre communiqué de presse, vous parlez de point de fuite. Quel rapport établissez-vous entre les idées d'insularité et de point de fuite ?
Marie Canet & Vanessa Desclaux : Le lien existe en effet. Il y a une métaphore visuelle que nous avons choisie car elle nous semble pertinente : l’île se présente comme un point dans l’espace dont on s’approche ou s’éloigne par l’intermédiaire de l’étendue maritime. Cette image a été exploitée par les graphistes qui ont travaillé sur les supports de communication (invitation, catalogue). On avance vers l’île : ce mouvement trace une ligne qui relie le continent à l’île. Dans le domaine des arts visuels, on représente aussi souvent le regard porté sur les œuvres comme une ligne : c’est la représentation de la perspective, comment notre œil perçoit la représentation d’un espace sur la surface plane de la toile. L’exposition est la synthèse de deux regards jetés sur les œuvres d’une dizaine d’artistes. Elle devient donc une sorte de carte où se dessinent des lignes et des liens, à la fois formels et conceptuels.
Comment créez-vous des ponts entre ce positionnement insulaire et le "continent artistique contemporain" ?
Marie Canet & Vanessa Desclaux : Tout dépend de l'interprétation et de la fonction que vous attribuez au champ même de l'art. Il y a des significations qui se répondent ou qui peuvent se répondre. La question de la pratique artistique est la question des possibles. En cela, le positionnement de l'artiste est comme obligatoirement insulaire, à la fois résistant, immergé, bien que parfois submergé. Entre l'île est la question de l'art le lien, vous l'avez noté, est idéologique.
Au loin, une île ! est donc une exposition bâtie par deux commissaires, qui voyagera dans deux espaces d'exposition et qui aura un catalogue en deux parties ! Pourquoi ce choix "bipolaire" ?
Marie Canet & Vanessa Desclaux : Mais même s’il y a deux expositions, c’est deux fois une seule exposition qui s’est construite à travers une dynamique de dialogues et de discussions. Le projet a démarré sur la base d’un échange de points de vues, d’une conversation dans laquelle deux voix se sont exprimées : cette dualité se manifeste particulièrement dans le catalogue. Et évidemment il y a deux langues : le français et l’anglais.
Justement, le catalogue a-t-il été pensé comme un condensé sur papier de l'exposition, ou bien est-il son pendant la complétant et l'enrichissant ?
Marie Canet & Vanessa Desclaux : Le catalogue est plus qu'un catalogue et moins que cela. Il est réellement un prolongement de l'exposition. Le graphisme est une réelle proposition en soit qui répond au thème et à l'exposition. Les designers ont d'ailleurs créés une typographie pour cela. De plus, chaque artiste a répondu par une proposition visuelle produite pour le livre et les commissaires ont elles-mêmes contribué par l'écriture de deux essais.
Au loin, une île !
Louis Benassi, Marcel Broodthaers, Marc Camille Chaimowicz, Ian Hamilton Finlay, Susan Hiller,
Bethan Huws, Ian Kiaer, Uriel Orlow, Amalia Pica et Jessica Warboys
Commissariat : Marie Canet et Vanessa Desclaux sur une invitation de Claire Jacquet
FRAC AQUITAINE
Du 30 septembre au 17 décembre 2011
Bassins à flot n°1 Quai Armand Lalande - 33 300 BORDEAUX
FONDATION D'ENTREPRISE RICARD
Du 9 janvier au 11 février 2012
12 rue Boissy d'Anglas - 75 008 PARIS
Louis Benassi, Marcel Broodthaers, Marc Camille Chaimowicz, Ian Hamilton Finlay, Susan Hiller,
Bethan Huws, Ian Kiaer, Uriel Orlow, Amalia Pica et Jessica Warboys
Commissariat : Marie Canet et Vanessa Desclaux sur une invitation de Claire Jacquet
FRAC AQUITAINE
Du 30 septembre au 17 décembre 2011
Bassins à flot n°1 Quai Armand Lalande - 33 300 BORDEAUX
FONDATION D'ENTREPRISE RICARD
Du 9 janvier au 11 février 2012
12 rue Boissy d'Anglas - 75 008 PARIS
Crédits photo :
Image 1 / © Uriel Orshow, The short and the long of it (détail), 2010, courtesy Campagne Première, Berlin
Image 2 / © Amalia Pica, Islands, 2006, séquences de diapositives 35 mm répétées 8 fois pour remplir un carrousel
Image 1 / © Uriel Orshow, The short and the long of it (détail), 2010, courtesy Campagne Première, Berlin
Image 2 / © Amalia Pica, Islands, 2006, séquences de diapositives 35 mm répétées 8 fois pour remplir un carrousel

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